____Bienvenue sur Souvenirs-D-Hommes._________________________________________________________________- __ _ © SDH_______

____Bienvenue sur Souvenirs-D-Hommes._________________________________________________________________- __ _ © SDH_______
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__W L C O M __

« Et il l'aima. Dans la Souffrance & l'Honneur.
Dans l'élégance & la Violence. Mais il l'aima.
»
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« La Guerre n'était-elle pas sensée être le dernier recours pour la protection & la disuasion d'un peuple face à un autre ? Seulement, de tous temps la folie des Hommes s'est mêlée des combats. Et les conséquences n'en n'ont été que bien plus désastreuses : La mort pour certains, les traumatismes tant physiques que moraux pour d'autres. Mais quoiqu'il en fut un homme quelque peu impétueux exprima un jour le désir de conter sa jeunesse volée et des brides de son passé. Quand le ciel s'assombri et qu'il se mis alors à déverser des torrents de pluies, les corps vinrent peu à peu transformer le sol en un monticule de boue et de cadavres. Edward, 2O ans vécu chaque jours des moments sombres qui bienque rares furent momentanément éblouis par quelque instants privilégiés lors... de la grande Guerre. »

« Ce que l'on aime avec violence finit toujours par nous tuer. »
Guy de Maupassant.
« Hey Jude, don't make it bad. Take a sad song and make it better. »
The Beatles.
« Aimer, c'est perdre le contrôle. »
Paulo Coelho.

© SDH
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# Posté le samedi 22 décembre 2007 16:22

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 18:01

____Table des Matières & Prévenus._______________________________________________________________________- __ _ © SDH_______

____Table des Matières & Prévenus._______________________________________________________________________- __ _ © SDH_______
-' Prologue : ________________________._/'En ligne.
- Chapitre I : _________________________-'En ligne.
- Chapitre II : _________________________'En ligne.
- Chapitre III : _______________________/oEn ligne.
- Chapitre IV : _________________________En ligne.
- Chapitre V : _________________________-En ligne.
- Chapitre VI : Partie I & II : ____________/'En ligne.
- Chapitre VII : _______________________/'En ligne.
- Chapitre VIII : Partie I & II : ___________'En ligne.
- Chapitre IX : ________________________/.En ligne.
- Chapitre X : __________________________En ligne.
- Chapitre XI : ________________________/'En ligne.
- Chapitre XII : _______________________-'En Cours.

Listing : Demandez à être prévenus et vous y serez inscrits.


















Cette Histoire est dédiée à J. & L.

# Posté le lundi 31 décembre 2007 06:29

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 08:03

____Prologue. __________________________________________________________________________________________- __ _ © SDH_______

____Prologue. __________________________________________________________________________________________- __ _ © SDH_______
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Prologue.
Les Cerisiers en Fleurs.
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‹‹ - Rappelles-toi ! Ta mémoire te fait-elle défaut ? Les souvenirs te reviennent-ils ?
Ou m'as-tu. . . oublié dans les limbes de ton esprit ?
››


__Sa petite main aux doigts légèrement boudinés rentrait tout juste dans la mienne, plus calleuse, étroite et usée par le temps. Malgrés ma poigne de fer le sacripan continuait à tirer sur la manche de ma chemise à carreau blanche dépassant de mon veston marron.

‹‹ - Charles-Henry !; tempestais-je d'une voix rouillée; Vas-y doucement nous avons le temps. Je ne suis plus tout jeune... ››

__Et il fallait avouer qu'à quatre-vingts ans passés je commençais à me faire vieux mais surtout je venais de me rendre compte que je ne voulais plus y aller. Mais je le leurs devaient à tous deux. Continuant de m'appuyer doucement sur ma canne, j'attendais qu'il réagisse comme à chaque fois que je disais son véritable nom.

‹‹ - Charlie, papy ! Mon prénom est Charlie ! Pas Charles Henry; me brailla t-il avec une moue à fendre l'âme. ››

__C'était absolument fou le caractère que ce garçon possédait pour huit ans à peine ! Je m'en étonnais toujours. Comme quoi a quatre-vingts ans, on en apprenais encore sur les gens. Je lui souris alors, révélant ainsi mes dents un peu jaunies par le temps et encore toutes présentes pour mon âge.

‹‹ - D'accord Charlie; lui fis-je; mais comme je te le disais nous avons le temps... Alors profitons-en. ››

__Le bambin grimaça puis revint à mes côtés, me tendis une main que je pris et nous marchâmes en silence sur la pelouse fraîchement tondue. Malgrés son silence résigné je le sentait trépigner d'impatiente et ne comprenais pas. Pourquoi tant d'excitation pour cela ? Puis je me souvint que Charles ne l'avait pas vécue lui et que quelques heures auparavant alors que nous roulions dans la Citroën 1945/1952 à traction de mon père depuis notre départ de Caen, je lui avait promis de lui conter l'histoire que mon propre fils avait entendu à peu près au même âge que lui. Bien évidement certains passages seraient remodelés de façon à ne pas trop le perturber car il ne pourrais comprendre totalement... Et puis mon "Charlo" aimait beaucoup mes récits de jeunesses, cela le fascinait.
__Après avoir dépassés les arbres qui nous obstruaient la vue, Charlie retins peu gracieusement un cri d'ébahissement. Je lui lâchais alors la main et m'avançais à travers les allées de stèles blanches; du cimetière d'Hermanville situé à huit kilomètres au Nord de Caen; dressées en l'honneur des ancien combattants, de mes vieux camarades, de mon ami... Il y avait exactement 986 corps de soldats Britanniques reposant sous mes pieds.
__Le gamin se mis à courir avec l'insouciance propre à l'enfance au travers des rangées de croix, certaines ornées de dates et de noms, ou d'autres totalement vierges d'indications. Ne comprenait-il pas que ces gens avaient largement mérités le respect qui leurs étaient du et qu'avec ce qu'ils avaient déjà vécu on ne devaient pas leurs marcher dessus ? Non, encore une fois je me sermonnais, il était trop jeune pour y faire attention.
__Soudain je me sentis mal, accablé de terreur et de tristesse je me retournais violement en sens inverse. J'entendis mon petit-fils crier plusieurs fois avant que je ne veuille me retourner pour le fusiller d'un regard chamboulé. Mais fort heureusement à cette distance il ne pus me voir. Il gambada presque joyeusement jusqu'à moi.


‹‹ - Viens Grand-Père, allons les voir; me dit-il d'une voix essoufflée par sa course.
- Oui mon petit Henry, allons le voir... ›› ; murmurais-je; il ne me reprit jamais de l'avoir nommé comme cela, ou ne m'avait-il pas entendu ?

__Mais il devait avoir compris que c'était important pour moi car rarement je fuyais devant mes responsabilités. En boitillant gentiment nous continuâmes notre chemin. Quelques tombes plus loin je m'arrêtais, le môme caché derrière moi. Nous étions un huit mai, le huit mai deux-mille quatre... Et c'était son anniversaire. Nom d'une pipe ! Quatre-vingt-deux ans serait l'âge qu'il aurait. Je fis rapidement un calcul mental. Presque soixante ans qu'il m'avais quitté le saligaud ! Comme percevant ma nervosité le gosse s'agita et vain se placer devant moi en me demandant innocemment : ‹‹ Papy ? Qui est Jude Thomas Winston ? ››. Je me sentais vieux.

# Posté le lundi 31 décembre 2007 16:25

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 15:41

____Chapitre I. _________________________________________________________________________________________- __ _ © SDH_______

____Chapitre I. _________________________________________________________________________________________- __ _ © SDH_______
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Chapitre I : Maison en Normandie.
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6O ans plus tôt. Le Vendredi 1 juin 1944. A l'époque j'avais 2O ans et. . .

__6hOO, le réveil sonnait. Maudit soit-il. Je tâtonnai à l'aveuglette sur ma table de nuit, d'un geste maladroit de ma part j'envoyai valser l'horloge sur le parquet ou quelques ressorts tombèrent en même temps du mécanisme. Cette journée commençait déjà bien. Magnifique, me dis-je. Ma figure retomba alors mollement dans les oreillers de lin et je m'assoupis à nouveau dans mon lit à baldaquin d'un bois auburn. Je soufflai, résigné, et me levai dans un état second. Les yeux vitreux j'enfilai une chemise blanche, la rentrai dans mon pantalon en toile noir et essayait tant bien que mal de fixer mon noeud papillon d'un air morne. Mes chaussettes aux pieds et mes chaussures à la main je sortis de ma chambre austère et me rendis dans la salle de bain me décrasser le visage. Je tentais méthodiquement d'aplatir mes nombreux épis présent, mais rien n'y fit. Je descendis donc à la cuisine, l'odeur des croissants au beurre me chatouillant les narines. Ma mère d'un blond blé me tournais le dos. Elle n'était pas plus grande que moi ce qui signifiais dans les environs d'un mètre soixante, soixante-dix. Je la pris dans mes bras par derrière et lui baisais la joue droite.

‹‹ - Bonjour Maman. Comment vas-tu ce matin ? ››

‹‹ - Bien, Et toi mon petit Edward ?; je grognais à ce surnom ridicule. ››

‹‹ - Ca peut aller. Dis mère, sais-tu ou Lucie est encore passée ? Je ne l'ai pas aperçue pour le moment; ce qui est étrange. D"habitude elle viens me réveiller d'un bisous; grommelais-je plus pour moi en lachant rapidement ma mère. ››

‹‹ - Elle se trouve dans le petit salon avec Anne qui est arrivée tôt ce matin pour que ton père puisse l'emmener car les allemands lui ont... réquisitionné sa bicyclette. Christian te déposera au Journal pour cette fois-ci. ››

‹‹ - Merci, maman. ››

‹‹ - Oh, et ton père est occupé dans son bureau ne le dérange surtout pas. ››

‹‹ - Oui, maman. ››

__Tandis que je me dirigeais vers le petit salon mon père déboula dans le corridor et me fit une accolade viril. En arrivant devant la porte je toquais doucement, presque timidement. Je n'aimais pas déranger les filles lorsqu'elles discutaient car habituellement, cela ne concernait que leurs "petits problèmes". La première fois ou je les avaient interrompues, j'en avais été choqué et outré que ma soeur puisse poser ce genre de questions. Et pour cela je n'en dirais pas plus car pendant plus d'une semaine je n'avais pipé mots à Anne. Après avoir entendu deux "oui" bien distincts j'appuyais sur la poigné.
__Deux femmes me sautèrent au cou. L'une blonde, comme ma petite maman, qui n'était autre que ma soeur Lucie ainsi qu'une brune, ma meilleure amie depuis le bac à sable : Anne Bauderimb. Ma soeur alors âgée de 18 ans était étudiante en droit à l'Université. Anne; elle; était coutière assistante dans l'usine textile de mon père, Christian Poulain. Anne était née un 8 juin 1924 soit deux jours après ma naissance. Moi, j'étais journaliste dans la rubrique des nouvelles depuis un an et demi.
__Je pris ma soeur dans une légère étreinte et lui touchais le bout du nez. Puis j'embrassais Anne en la prenant presque possessivement contre moi. Lucie s'asseya sur le canapé gris souris et nous regarda les yeux ronds comme elle avait l'habitude de la faire lorsque quelque chose la captivait. Mais elle avait aussi tendance, avec cette expression, d'avoir l'air d'une folle. J'en frissonnais.

‹‹ - J'envie votre couple; nous dit-elle vaguement. ››

__Anne et moi nous nous regardâmes en nous asseyant d'une part et d'autre d'elle. Nous jouions à merveille nos rôles ! J'étais légèrement frustré et honteux d'arriver à dûper aussi facilement ma famille ainsi que celle d'Anne.

‹‹ - Ne t'inquiète pas ma Luce, tu le trouveras le garçon qu'il te faut; lui fis-je. ››

__Elle me souris tristement alors qu'Anne lui tapotait la main gauche. Anne et moi étions ensemble depuis un peu moins d'un mois pour être précis. Elle était venue un soir me voir en pleure et à demi hystérique disant qu'elle devait me parler immédiatement. Heureusement mes parents et ma soeur s'étaient rendus à une réception ce jour-là. Je l'avais fait rentrer et nous étions montés à l'étage. Elle m'avais priée de fermer tout même la porte à clé et j'avais obéis sans rechigner. Nous pouvions discuter à notre guise.


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Edward Paul PoulainDaniel Radcliffe.
Lucie PoulainKristen Bell.
Christian PoulainRobin Williams.
Louise PoulainMeryl Streep.
Anne BauderimbAnne Hathaway.
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# Posté le vendredi 04 janvier 2008 17:46

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 15:45

____Chapitre II. ________________________________________________________________________________________- __ _ © SDH_______

____Chapitre II. ________________________________________________________________________________________- __ _ © SDH_______
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Chapitre II : Vérité à la sauce aigre-douce.
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Mi-Mai 1944. Fais ce qu'il te plaît.

‹‹ - Je suis enceinte; me couina t-elle alors que je prenais la carafe pour verser de l'eau fraîche dans nos verres. ››


__D'abord je n'y réagis pas. Puis la révélation fut frappante. La respiration difficile, la figure rouge et les yeux humides j'essayais tant bien que mal de la questionner malgrés mon bégayement et mes phrases presque inintelligillible de par ma bouche un tantinet pâteuse.

‹‹ - Tu es quoi ?; redemandais-je déboussolé reposant la carafe sur la petite table pour éviter qu'elle ne se brise au sol. ››

__Elle me jeta un regard remplis de supplications muettes et je tournais la tête gêné.

‹‹ - De qui ?; demandais-je presque brutalement. ››

__Elle parue effrayée par mon changement d'attitude mais je n'y fis guère attention et redemandais promptement de qui cet enfant provenait. Anne murmura alors quelque chose que je ne pus comprendre à la distance où je me trouvais. Je dus me rapprocher pour enfin l'entendre et en restais complètement paralysé. Je me surpris a en être presque dégoûté puis je chassais cette impression idiote.

‹‹ - D'un soldat allemand, d'un...; répétait-elle inlassablement comme une litanie sans fin. ››

__Je la laissais un instant patauger dans son malheur pour tourner en rond dans la pièce. Blessée par mon manque de tact, elle tenta de s'enfuir. Mais ses larmes troublaient sa vue et elle ne pus ouvrir la porte verrouillée. "Mon" Anne glissa au sol, la porte contre son dos. Je vins près d'elle et la berçait. Entre mes bras elle pleura tout son saoul et s'endormis. Alors je la portais à mon lit. Mais je ne pus me résoudre à rejoindre moi-même mes draps occupés. Je m'asseya sur un des rebords de fenêtre orné de coussins et fixais le ciel noir au dehors. Je dus m'assoupir car Anne me réveilla à l'aube. Je lui souris maladroitement, le dos courbaturé. J'arrivais très peu à cacher mes émotions et détestais de ne pouvoir me contrôler. Je lui pris d'une main tremblante le bras et la portais à mes genoux où elle s'y assis. J'avais parfaitement conscience que ce que j'allais déblatérer était à nouveau insensé et irréfléchis pour mon avenir mais je ne voulais pas gâcher celui d'Anne, mon amie, ma seule amie et celui de son bébé, de notre... Bébé.

‹‹ - Anne, je t'en conjures écoute moi bien. Ecoutes moi... Je-je, j'ai... Je serais le père de l'enfant.; Elle sembla vouloir répliquer mais je ne lui en laissait pas le temps. Nous annoncerons nos fiançailles à mes parents au déjeuner et la futur naissance d'un heureux évènement. M'as tu compris ? Anne, s'il te plaît. Je t'aime comme-comme... Comprends-tu ? Peut-être qu'avec le temps je...; ma voix fis un trémolo incertain; Tu sais bien que tu sera reniée si l'on apprends qui est le vrai... Père. Tu le sais parfaitement bien. ››

__Elle secoua la tête peu sûre de mes piètres arguments.

‹‹ - Anne, regarde moi. Dis-moi... Dis-moi. Est-ce qu'il t'as fait du mal. Qui est-il ? Réponds-moi. Anne... ››

__Les commissures de ses lèvres s'agitèrent nerveusement. Elle se raidis, les jointures de ses mains crispées sur mon chandail. Et elle devint gravement pâle. Je ne sus si elle m'entendis.

‹‹ - Anne, je t'en prie ne pleure pas. Je-je dois savoir. Je veut savoir ce que cet enfoiré t'as fait... ››

__Après qu'un silence pesant ce soit installé on toqua à ma chambre.

‹‹ - Edward ? Pourquoi la porte est fermée mon chéri ? Ouvres donc et descends le déjeuner est prêt; me fis la voix claironnante de ma mère. ››

__Ils devaient donc être rentrés tard dans la nuit. Puis peu à peu les pas s'éloignèrent. Anne s'était agitée dès que Louise était venue me sommer.

‹‹ - Anne ? ››

__Elle tourna son visage ovale vers moi mais ses yeux restaient obstinément fixés sur un point au dessus de ma tête à travers la fenêtre.

‹‹ - Il... Il... n'y est pas... allé de main... morte. Je ne voulais pas-pas; elle se retins de sangloter. Il, il y a quatres semaines quand mon père et ma mère étaient partis visiter ma tante malade, Berta. Alors que je cherchais des oeufs dans le poulailler au fond de la cour. Il se tenait sur le palier. Il devait soit disant parler avec mes parents pour annoncer une nouvelle lois érigée par... Hitler. Il a insisté et m'as obligée à le mener dans-dans le salon; je la sentie frémir. Nous avons attendu longtemps, mais ils ne revenaient pas. La voiture du soldat se trouvait arrêtée dans l'allée, un chauffeur, portant l'uniforme, au volant était en train de fumer une cigarette. Puis il-il a changé du tout au tout, il s'est approché et-et-et... m'as forcée... Sur le canapé; finit-elle dans un chuchotis ponctué de hoquets douloureux. ››

__Je la serrais plus fort contre moi. Furieux, je me mordis la langue jusqu'au sang et contenais ma rage.
__Lorsque nous apprîmes la "vérité" à mes parents et à ceux d'Anne ils en furent offusqués. A cette époque avoir des relations d'ordre sexuelles avant le mariage était plutôt mal vu. Et Anne était l'unique enfant des Bauderimb, leur petite princesse en quelque sorte. Ma mère et ma futur Belle-mère décrétairent dans "l'euphorie générale" une date de mariage fixée au 4 octobre 1944. Soit dans 5 mois environs.


__Après m'être rappelé les causes de ma relation en réalité platonique avec Anne. J'entendis du bout de la maison ma mère nous appeler tous trois. Nous nous levâmes prestement et la rejoignirent.
__Christian, mon père âgé de 52 ans comme ma mère se tenait debout dans le vestibule en enfilant une veste de coton noire. Cet hommes aux cheveux d'une couleur poivre sel, nous attendaient Anne et moi pour nous emmener travailler. Il se gratta une fine moustache et fis mine de ronchonner sans pouvoir cacher un sourire emplis de fierté en nous fixant. Il s'imaginait bientôt Grand-père. Je le savais ! Et jamais je ne lui enlèverais ce bonheur en lui dévoilant cette vérité amère.
__J'avais donc réussis à convaincre Anne que devenir le père de l'enfant, l'épouser et essayer de l'aimer du mieux que je pourrais était la meilleure solution. Mais nous savions aussi bien l'un comme l'autre que ce ne serait pas si simple. J'étais encore puceau. Encore inculte dans un sens. Encore insouciant du plaisir charnelle. Car je ne m'étais jamais réellement intéressé aux filles comme aux garçons. Et Anne le savait pertinemment. C'était pour cela qu'elle était réticente à mon idée, elle ne comprenais pas que je veuille "gâcher" mon existence pour elle.
__Je courus embrasser ma mère et ma soeur en mangeant au passage la moitié d'un croissant au beurre et tendis l'autre morceau à ma futur... Femme. Mon père rouspeta de la cour et nous nous dépêchâmes de monter dans la Citröen à traction presque flambant neuve.

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 16:37

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 15:48